J’aimerais partager avec vous une pensée concernant la dépendance, le manque, le lien à la Vie…

La toxicomanie, l’alcoolisme, la dépendance affective… autant de situations dans lesquelles les personnes sont en souffrance physique et psychologique et sont amenées à vivre des manques.

souffrance

Il est communément admis que ces personnes recherchent les substances, les relations, qui vont leur faire du bien, qui vont les soulager. Elles entrent alors dans un cercle vicieux de dépendance. Lorsque l’objet de la dépendance n’est plus là, le manque arrive et la souffrance physique et psychologique est là, parfois de plus en plus importante.

La cause de ces troubles (parce que notre société veut qu’il y ait un lien unique de cause à effet entre une situation et une conséquence) est portée par l’éducation, par un manque de volonté, par la dépression, la solitude, les mauvaises fréquentations…

Pourrions-nous envisager les choses autrement ?

Et si la personne ne recherchait pas la satisfaction du manque ou encore un certain bien-être, mais le manque lui-même ?
souffrance2Et si la personne se sentait vivante non pas lorsqu’elle se sent dans l’euphorie d’une consommation mais lorsqu’elle ressent la souffrance intense liée au manque ?
Et si le manque était une compulsion nécessaire à la personne pour se sentir vivante ?

Admettons qu’un enfant ait intégré dans tout son être que la vie se fait dans la souffrance.
Il n’y a pas là un responsable ou une cause unique qui expliquerait cela. Peut-être juste un contexte familial, sociétal…

Ne pourrait-il pas une fois adulte, inconsciemment, rechercher à provoquer cette situation de manque de manière à se sentir vivant ?

L’objet de la dépendance ne serait donc pas l’alcool, la drogue, le partenaire (ou toute autre chose) mais la sensation – liée au manque – de se sentir vivant. Parce que c’est ainsi que l’on a intégré la vie. Parce que sans ressentir la souffrance, on ne sent plus la vie en nous ?

Je nous laisse méditer…

Et vos avis m’intéressent 🙂